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On a testé Echo Dot, l’assistant domestique d’Amazon qu’on attend toujours en France

Sur le marché depuis un an aux États-Unis, l’assistant vocal du géant de l’e-commerce, dans sa version mini, connaît un franc succès dans les pays où il est en vente. Doit-on trépigner d’impatience, ici, en France, où il se fait toujours attendre ?

Echo d’Amazon, Google Home, Smart Assistant de Lenovo… Pas un jour ne se passe sans que l’on entende parler de ces enceintes connectées et adossées à des assistants domestiques. Lancées à la chaîne par les plus grands acteurs de la tech, elles devraient donc envahir nos intérieurs dans un futur proche et se rendre totalement indispensables à nos vies. Après tout, c’est sûrement vrai : même Apple devrait s’y mettre.

Contrôlables à la voix, elles sont, grosso modo, destinées à nous délester de tout un tas de petits gestes quotidiens : allumer les lumières, programmer un réveil sur un smartphone, enclencher de la musique… Leurs intelligences artificielles intégrées – Alexa pour Echo et le Smart Assistant de Lenovo, Google Assistant pour Google Home – font également d’elles de véritables outils conversationnels, capables de nous fournir des informations et d’anticiper nos besoins.

Aujourd’hui, le leader du marché est clairement l’Echo d’Amazon, qui, en sortant aux États-Unis il y a plus de deux ans maintenant, a pu prendre une bonne longueur d’avance sur ses concurrents. Disponible au Royaume-Uni et en Allemagne, il se fait pourtant toujours attendre en France, Alexa n’étant pour l’instant programmée qu’en anglais et en allemand. Chez Mashable FR, nous avons pu tester pendant une semaine sa variante miniature, qui prend le nom d’Echo Dot.

C’est en mars 2016 qu’Amazon a dévoilé cette petite déclinaison de son Echo, pensée pour séduire un maximum d’utilisateurs grâce à un prix plus attractif que celui de son grand frère. Il fut très vite en rupture de stock, victime de son succès, et Amazon en fut le premier surpris. Aujourd’hui, la deuxième génération d’Echo Dot est déjà en magasin et se veut encore moins chère que Dot 1.0 (50 dollars aux États-Unis), bien que plus performante.

Beau et discret

J’ai d’abord été séduite par la simplicité de l’appareil quand je l’ai sorti de la boîte : il ressemble à un gros palet de hockey, les quatre boutons sur le dessus en plus. Nécessitant d’être branché sur secteur ou d’être connecté à un système audio par câble ou Bluebooth (l’une des nouveautés proposées par la version 2.0), il s’installe relativement facilement, même s’il s’agit d’une version anglophone livrée depuis le Royaume-Uni par exemple. Apparaissant comme une borne Wi-Fi dans nos paramètres de connexion sur un autre device, il suffira de s’y connecter afin de le relier à notre Wi-Fi domestique.

Les diodes du bord extérieur du boîtier diffusent toute une palette de couleurs

Une fois paramétré, il est encore plus joli, les diodes du bord extérieur du boîtier diffusant toute une palette de couleurs. L’expérience commence par une série de questions-test et de présentations suggérées par l’application Alexa, à télécharger sur smartphone ou à consulter sur desktop. Bonne nouvelle : elle comprend plutôt bien mon anglais.

Puissance sonore

L’effet « Whaou » repose incontestablement sur la qualité du son que le boîtier émet, grâce à ses sept petits micros intégrés. Après avoir gentiment demandé à Alexa (impossible de ne pas ponctuer mes phrases d’un « please« ) de jouer quelques morceaux sur Spotify – requête qui demande forcément de disposer d’un compte Premium –, j’ai été effectivement assez bluffée que tous ces décibels puissent sortir d’un si petit objet en plastique. Les plateformes de streaming Amazon Prime (avec un compte US) et Pandora sont également compatibles pour lire de la musique.

Même surprise quant à sa capacité à détecter ma voix même lorsqu’elle est polluée par tout un tas de nuisances sonores (télévision, lave-vaisselle, conversations…), et même à plusieurs mètres de distance. Dernier constat agréable : j’ai le sentiment de ne pas avoir à trop forcer sur l’ar-ti-cu-la-tion quand je formule des demandes.

Lassitude rapide

« Alexa, quel temps fera-t-il demain à Paris ? », « Alexa, quelles sont les news ? », « Alexa, réveille-moi demain à 7 h 15 », « Alexa, fais miaou »… Une fois mon tour des services disponibles terminé, je dois me rendre à l’évidence : Echo Dot, à mon échelle, reste très gadget. En grande partie car je n’ai pas un appartement à la pointe de la domotique. Impossible donc pour moi de tester l’activation vocale du thermostat du four ou encore des différentes ampoules de la maison. Pourtant, les partenaires d’Alexa sur ce terrain-là ne manquent pas (Philips Hue, SmatThings de Samsung, Nest, Belkin WeMo ou Logitech Harmony proposent toutes des solutions compatibles), et ils se multiplieront à coup dans les mois à venir. Mais voilà, difficile de profiter du fleuron de la technologie quand on n’est pas soi-même à la pointe.

J’ai peine à croire que j’aurai fini par commander instinctivement une pizza ou demander un chauffeur Uber

En réalité, j’ai peine à croire que si j’avais pu tester l’appareil plus d’un mois, j’aurais fini par commander instinctivement une pizza ou demander un chauffeur Uber à Alexa. Sur une semaine, je l’ai presque uniquement utilisé pour lancer des morceaux et écouter un ou deux podcast, via iHeartRadio ou TuneIn.

Évidemment, le fait d’avoir testé l’appareil dans une autre langue que la mienne et surtout dans un pays où il n’est pas encore officiellement disponible réduit énormément le champ des possibles. Aux États-Unis par exemple, il est possible de se constituer oralement des listes de courses Amazon à se faire livrer à domicile.

Bilan : en partant du principe que le fait de livrer un certain nombre de mes données personnelles à Amazon ne me dérange pas, j’attendrai probablement d’avoir l’environnement adéquat avant d’investir dans un Echo.

 

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